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An Act to amend the Criminal Code (mischief — religious property)

Titre complet:
Loi modifiant le Code criminel (méfait — biens religieux)

Résumé#

  • Le projet de loi C-255 modifierait le Code criminel du Canada pour établir des peines plus sévères pour le vandalisme ou les dommages (« méfait ») dans les lieux de culte et les cimetières.

  • Il ajoute des peines minimales obligatoires, y compris au moins 1 000 $ à verser au propriétaire et de courtes peines de prison pour les récidivistes.

  • Couvre les bâtiments principalement utilisés pour le culte (églises, mosquées, synagogues, temples), les objets de culte sur les lieux et les cimetières.

  • Exige que les délinquants paient au propriétaire au moins 1 000 $ pour chaque condamnation.

  • Fixe un temps d'emprisonnement minimum pour les récidives : au moins 14 jours pour une deuxième infraction et au moins 30 jours pour les infractions ultérieures.

  • Maintient les maximums existants : jusqu'à 10 ans de prison si accusé comme un crime grave (accusation par voie de mise en accusation), ou jusqu'à juste moins de 2 ans si traité comme un crime moins grave (condamnation par procédure sommaire).

  • S'applique indépendamment du motif ; il se concentre sur le type de propriété qui a été endommagée.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Croyants et congrégations

    • Si votre lieu de culte ou cimetière est vandalisé, les tribunaux doivent ordonner au délinquant de vous payer au moins 1 000 $.
    • Les récidivistes doivent purger une peine de prison en plus de payer de l'argent.
    • Les juges peuvent toujours ordonner des paiements plus élevés ou des peines plus longues lorsque les faits sont graves.
  • Propriétaires et organisations religieuses

    • Un minimum garanti de 1 000 $ en compensation ordonnée par le tribunal pour chaque condamnation.
    • Possibilité d'une dissuasion plus forte pour le vandalisme répété sur votre site.
  • Personnes accusées ou condamnées pour méfait dans ces lieux

    • Première infraction : paiement d'au moins 1 000 $ au propriétaire.
    • Deuxième infraction : paiement d'au moins 1 000 $ et au moins 14 jours de prison.
    • Toute infraction ultérieure : paiement d'au moins 1 000 $ et au moins 30 jours de prison.
    • La peine maximale peut être plus élevée, jusqu'à 10 ans si l'affaire est traitée comme grave.
  • Communautés

    • Vise à protéger des lieux qui sont importants pour de nombreuses personnes et à réduire le vandalisme répété.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Des peines fortes et claires aideront à protéger les lieux de culte et les cimetières et montreront que ces crimes sont pris au sérieux.
  • Les minimums obligatoires créent des conséquences cohérentes à travers les affaires et peuvent décourager les récidivistes.
  • Le paiement requis de 1 000 $ aide à couvrir les coûts de réparation et évite de longs combats pour de petites sommes.
  • Les procureurs n'auront pas besoin de prouver le motif ; la protection s'applique en fonction du type de propriété endommagée.
  • Les juges ont encore la possibilité d'imposer des peines plus élevées lorsque les dommages ou les risques sont plus importants.

Point de vue des opposants#

  • Les minimums obligatoires retirent la flexibilité aux juges pour adapter la peine aux faits et à la personne, ce qui peut conduire à des résultats injustes.
  • Les recherches suggèrent que les minimums obligatoires ne dissuadent pas fortement la criminalité ; la prévention et les programmes communautaires pourraient mieux fonctionner.
  • Plus de temps en prison pour les récidives pourrait augmenter les coûts correctionnels provinciaux et ne pas améliorer la réhabilitation.
  • Le Canada a déjà des infractions pour méfait et pour dommages motivés par la haine aux sites religieux ; ajouter une autre règle pourrait causer de la confusion ou un chevauchement.
  • Un minimum fixe de 1 000 $ peut être difficile à recouvrer auprès de nombreux délinquants et pourrait toucher le plus durement les personnes à faible revenu ou les jeunes sans aborder des causes comme la santé mentale ou l'addiction.