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Loi visant à lutter contre la haine

Titre complet:
Loi modifiant le Code criminel (propagande haineuse, crime haineux et accès à des lieux religieux ou culturels)

Résumé#

Ce projet de loi modifie le Code criminel du Canada pour répondre à la propagande haineuse et aux crimes motivés par la haine. Il supprime une étape de consentement qui ralentissait les poursuites, interdit l'affichage public de certains symboles haineux, crée une nouvelle infraction de « crime haineux » lorsque tout crime est motivé par la haine, et protège l'accès aux espaces religieux et communautaires.

  • Permet aux policiers et aux procureurs d'intenter des poursuites pour propagande haineuse sans avoir besoin de l'approbation du procureur général.
  • Rend criminel l'affichage public de symboles nazis ou de symboles liés à des groupes terroristes répertoriés, avec des exceptions étroites pour le journalisme, l'éducation, la religion ou l'art.
  • Crée une nouvelle infraction de crime haineux lorsque tout crime sous-jacent est motivé par la haine fondée sur la race, la religion, le sexe, le handicap, l'orientation sexuelle, l'identité ou l'expression de genre, l'âge, la langue ou l'origine nationale/ethnique, avec des peines maximales plus élevées (jusqu'à la réclusion à perpétuité pour les crimes les plus graves).
  • Crée des infractions pour intimider les personnes afin de les empêcher d'entrer dans des lieux principalement utilisés pour le culte ou par des groupes identifiables (y compris les écoles, les garderies, les résidences pour personnes âgées, les lieux culturels/sportifs) et les cimetières, et pour bloquer intentionnellement l'accès.
  • Précise que « haine » signifie forte détestation ou vilification, et que le discours n'est pas de la haine simplement parce qu'il offense ou humilie.
  • Permet la confiscation d'objets utilisés pour commettre des crimes de propagande haineuse et met à jour les règles connexes sur la libération sous caution, les écoutes téléphoniques et les ordonnances ADN. Abroge les anciennes dispositions de méfait liées aux biens religieux.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Grand public

    • Afficher publiquement des symboles nazis ou de certains groupes terroristes pourrait entraîner des accusations criminelles. Les musées, les médias, les enseignants, les artistes et les usages religieux peuvent être protégés s'ils sont faits à des fins légitimes et non contraires à l'intérêt public.
    • Les crimes motivés par la haine (comme les agressions, les menaces, le vandalisme ou la fraude) peuvent être poursuivis en tant qu'infraction distincte de crime haineux avec des peines maximales plus sévères.
  • Personnes fréquentant des lieux religieux, culturels, éducatifs ou pour personnes âgées

    • Il existe de nouvelles protections contre l'intimidation visant à vous dissuader d'entrer dans ces lieux.
    • Il est également criminel pour quelqu'un de bloquer intentionnellement ou d'interférer avec votre accès légal à ces sites.
  • Manifestants et défenseurs

    • Une présence pacifique pour obtenir ou partager des informations près d'un site de culte, d'un centre culturel, d'une école, d'une garderie, d'une maison de retraite ou d'un cimetière n'est pas, en soi, un crime.
    • Intimider des personnes pour les empêcher d'entrer, ou bloquer intentionnellement des portes ou des chemins, pourrait entraîner des accusations graves.
  • Journalistes, éducateurs, artistes, musées et leaders religieux

    • Afficher des symboles interdits pour des raisons journalistiques, éducatives, artistiques ou religieuses claires peut constituer une défense. Le but doit être légitime et non contraire à l'intérêt public.
  • Victimes et communautés ciblées par la haine

    • La police peut porter des accusations de manière plus directe. Les tribunaux disposent d'outils plus clairs et de peines maximales plus élevées lorsque la haine est prouvée.
  • Forces de l'ordre et tribunaux

    • Aucun consentement du procureur général n'est nécessaire pour engager des affaires de propagande haineuse.
    • La nouvelle infraction d'intimidation peut donner lieu à des ordonnances d'écoute téléphonique et d'ADN dans certains cas.
    • Si le motif de haine n'est pas prouvé, les tribunaux peuvent tout de même condamner pour le crime sous-jacent.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Accélère et renforce l'application de la loi contre la haine en supprimant l'étape de consentement supplémentaire et en ajoutant de nouvelles infractions claires.
  • Envoie un message clair en interdisant les symboles nazis et terroristes en public tout en protégeant le journalisme, l'éducation, la religion et l'art légitimes.
  • Améliore la sécurité autour des lieux où les gens adorent, apprennent, se rassemblent et pleurent en ciblant l'intimidation et l'accès bloqué.
  • Fournit une infraction uniforme de crime haineux avec des peines qui correspondent à la gravité du crime sous-jacent, jusqu'à la réclusion à perpétuité pour les pires cas.
  • Précise ce que signifie « haine » et protège l'expression qui est simplement offensante, aidant à s'aligner sur les droits à la liberté d'expression.

Point de vue des opposants#

  • Risque pour la liberté d'expression si la ligne entre le discours offensant et la haine criminelle n'est pas appliquée de manière cohérente, malgré les clarifications.
  • Inquiétudes concernant ce qui compte comme un symbole « principalement associé » à une entité répertoriée et le risque d'erreurs ou de dépassements.
  • Crainte que les manifestations près des sites religieux ou culturels puissent être refroidies, et que le pouvoir discrétionnaire de la police puisse entraîner une application inégale de la loi.
  • Question de savoir si une nouvelle infraction de crime haineux est nécessaire, puisque les juges peuvent déjà imposer des peines plus sévères lorsque la haine est un motif.
  • Inquiétude concernant plus d'accusations, des peines plus longues et des coûts plus élevés pour le système judiciaire sans preuve claire que cela réduira les incidents de haine.