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Loi relative au cadre national sur le revenu de base garanti suffisant

Titre complet:
Loi concernant l’élaboration d’un cadre national sur le revenu de base garanti suffisant

Résumé#

Ce projet de loi charge le ministre fédéral des Finances de concevoir un cadre national pour un revenu de base garanti et vivable pour tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus (plus de 17 ans). Il établit des règles pour les consultations, des principes de conception fondamentaux et des délais de rapport. Il ne crée aucun nouveau paiement ni ne modifie les impôts. Il exige des rapports publics au Parlement et des examens annuels.

  • Le cadre doit être présenté dans un délai d'un an à compter de l'entrée en vigueur de la loi, puis des examens annuels commenceront dans un délai de 2 ans (Sections 4–5).
  • Objectif de couverture : toutes les personnes de plus de 17 ans (Section 3(1)).
  • Aucune exigence de travail, d'éducation ou de formation pour se qualifier (Section 3(4)(c)).
  • Les régions doivent définir ce que signifie « vivable » en fonction des coûts locaux (Section 3(4)(a)).
  • Les soutiens liés au handicap et à la santé ne peuvent pas être réduits en raison du programme (Section 3(4)(d)).
  • Les provinces/territoires et les gouvernements autochtones doivent être consultés ; des normes nationales guideront la mise en œuvre (Sections 3(2)–3(4)(b)).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Ménages et individus (18 ans et plus)

    • Pas de paiements en espèces immédiats. Le projet de loi exige seulement un cadre et des rapports (Sections 3–5).
    • Si un futur programme suit ce cadre, vous n'auriez pas besoin de travailler ou d'être à l'école pour vous qualifier (Section 3(4)(c)).
    • Tout niveau de prestation futur serait lié au coût de la vie local dans votre région (Section 3(4)(a)).
    • Calendrier : le ministre doit déposer le cadre dans un délai d'un an à compter de l'entrée en vigueur de la loi, puis le publier dans un délai de 10 jours (Section 4).
  • Personnes handicapées et celles ayant des besoins de santé exceptionnels

    • Le cadre doit garantir que vos services de santé ou de handicap existants ne soient pas réduits en raison d'un programme de revenu de base (Section 3(4)(d)).
  • Travailleurs et chercheurs d'emploi

    • Pas de changement immédiat aux règles ou aux prestations d'emploi. Si un futur programme est créé, la qualification ne dépendrait pas du statut d'emploi (Section 3(4)(c)). Les détails sur la façon dont les revenus interagiraient avec les prestations ne sont pas précisés dans ce projet de loi.
  • Étudiants et stagiaires

    • Si un futur programme est créé, être à l'école ou en formation ne serait pas requis pour se qualifier (Section 3(4)(c)).
  • Provinces et territoires

    • Vous devez être consulté sur les aspects de santé, de handicap, d'éducation, de logement et de développement social (Section 3(2)).
    • Le cadre établira des normes nationales pour guider la mise en œuvre dans chaque province (Section 3(4)(b)), tout en tenant compte des responsabilités juridictionnelles (Section 3(3)).
  • Gouvernements et communautés autochtones

    • Les aînés autochtones et les organismes de gouvernance autochtones doivent être consultés lors de l'élaboration du cadre (Section 3(2)).
    • Le cadre doit tenir compte des rôles juridictionnels fédéraux, provinciaux et autochtones (Section 3(3)).
  • Gouvernement fédéral

    • Le ministre des Finances doit élaborer et déposer le cadre dans un délai d'un an, le publier, puis effectuer un examen dans un délai de 2 ans et chaque année par la suite, avec des rapports au Parlement (Sections 4–5).

Dépenses#

Coût net estimé : Données non disponibles.

  • Le projet de loi n'autorise aucun paiement de prestations ni modification fiscale. Il mandate l'élaboration d'un cadre politique et de rapports publics (Sections 3–5).
  • Aucune appropriation explicite n'est incluse dans le projet de loi.
  • Les coûts administratifs pour les consultations, l'analyse et les rapports annuels ne sont pas estimés dans les documents publics. Données non disponibles.
  • Tous les coûts futurs d'un programme de revenu de base dépendraient d'une loi ultérieure fixant les niveaux de prestations, les réductions et le financement. Données non disponibles.

Point de vue des partisans#

  • Établit une intention de couverture claire : toutes les personnes de plus de 17 ans, créant une porte d'entrée universelle au soutien si un futur programme est adopté (Section 3(1)).
  • Fonde les prestations sur les coûts de la vie locaux réels en exigeant une définition région par région d'un revenu « vivable » (Section 3(4)(a)).
  • Protège les personnes vulnérables en interdisant les réductions des soutiens exceptionnels en matière de santé ou de handicap en raison d'un programme de revenu de base (Section 3(4)(d)).
  • Supprime les obstacles en interdisant les exigences de travail, d'éducation ou de formation pour se qualifier, ce qui peut exclure les personnes dans des situations précaires (Section 3(4)(c)).
  • Construit une cohérence nationale grâce à des normes pour les soutiens en matière de santé et de services sociaux qui compléteraient un revenu de base, aidant à la portabilité et à l'équité entre les provinces (Section 3(4)(b)).
  • Ajoute de la responsabilité avec des délais fermes : cadre dans un délai d'un an, publication publique dans les 10 jours suivant le dépôt, et examens réguliers de l'efficacité commençant dans un délai de 2 ans puis annuellement (Sections 4–5).

Hypothèses à noter : Les avantages pour la réduction de la pauvreté ou la santé dépendent d'une décision ultérieure de financer et de mettre en œuvre un programme conforme au cadre. Le projet de loi lui-même ne livre pas de paiements.

Point de vue des opposants#

  • Incertitude des coûts : le projet de loi ne prévoit aucun plan fiscal ni plafond. Un futur programme national pourrait nécessiter des dépenses fédérales très importantes, mais le projet de loi n'offre aucune estimation ni source de financement (Sections 3–5). Données non disponibles.
  • Risque juridictionnel : établir des normes nationales dans des domaines liés aux programmes provinciaux (santé, aide sociale) pourrait déclencher des conflits intergouvernementaux ou des retards (Sections 3(2)–3(4)(b)).
  • Incitations au travail : interdire les exigences de travail ou de formation pourrait réduire l'offre de main-d'œuvre dans un futur programme, bien que le projet de loi ne définisse pas les compensations de revenus ou les réductions (Section 3(4)(c)). Données non disponibles.
  • Complexité de mise en œuvre : définir un revenu « vivable » pour chaque région et le maintenir à jour avec les prix est exigeant et pourrait entraîner une application inégale (Section 3(4)(a)).
  • Écart de protection des services : bien que le projet de loi stipule que les soutiens en matière de handicap et de santé ne devraient pas être réduits, il ne fixe pas d'outils d'application ou de pénalités si d'autres gouvernements ajustent les programmes (Section 3(4)(d)).
  • Processus sans livraison : le projet de loi pourrait créer des coûts et des attentes de rapport continus sans garantir qu'un programme de revenu de base sera jamais adopté (Sections 4–5).