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Loi sur l’équité pour les contribuables canadiens (calcul du manque à gagner fiscal pour lutter contre l’évasion fiscale à l’étranger)

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur l’Agence du revenu du Canada (rapports concernant l’impôt sur le revenu impayé)

Résumé#

Ce projet de loi modifie la Loi sur l'Agence du revenu du Canada pour accroître la transparence publique sur l'évasion fiscale et l'« écart fiscal ». Il exige que l'ARC dresse la liste de toutes les condamnations pour évasion fiscale dans son rapport annuel, avec une liste distincte pour les affaires internationales (Clause 2, s.88(2)(c.1)). Il exige également que les statistiques sur l'écart fiscal soient ajoutées au rapport annuel de l'ARC tous les trois ans et donne au Directeur parlementaire du budget accès aux données sous-jacentes (Clause 2, s.88(3); nouveau s.88.1(2)-(4)).

  • L'ARC doit publier une liste détaillée de toutes les condamnations pour évasion fiscale chaque année, y compris une liste internationale distincte (Clause 2, s.88(2)(c.1)).
  • Tous les trois ans, le rapport annuel de l'ARC doit inclure des statistiques sur l'écart fiscal, tel que défini dans le projet de loi (Clause 2, s.88(3); nouveau s.88.1(1)-(2)).
  • Le projet de loi définit « écart fiscal » et fixe des éléments minimaux pour l'estimer, y compris les réévaluations d'audit et les biens étrangers non déclarés (nouveau s.88.1(1)).
  • Le ministre doit fournir des données sur l'écart fiscal au Directeur parlementaire du budget pour une analyse plus approfondie, sous réserve des règles de confidentialité (nouveau s.88.1(3)-(4)).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Ménages et contribuables individuels

    • Vous pourrez voir, dans le rapport annuel de l'ARC, une liste de toutes les condamnations judiciaires pour évasion fiscale, et une liste distincte pour les affaires internationales (Clause 2, s.88(2)(c.1)).
    • Tous les trois ans, vous verrez des statistiques sur l'écart fiscal dans le rapport annuel de l'ARC. Celles-ci couvriront les individus, les sociétés (par taille) et les fiducies (Clause 2, s.88(3); nouveau s.88.1(2)).
  • Entreprises et fiducies

    • Votre secteur sera inclus dans les statistiques sur l'écart fiscal, avec des sociétés segmentées par taille. Les statistiques doivent s'appuyer sur les résultats d'audit et d'autres éléments nommés dans le projet de loi (Clause 2, s.88(3); nouveau s.88.1(1)-(2)).
    • Aucun nouvel impôt, frais ou pénalité n'est créé par ce projet de loi. Il ne modifie que les obligations de déclaration et de partage de données. Données indisponibles sur les impacts indirects de conformité.
  • Parlement et Directeur parlementaire du budget

    • Le DPB doit recevoir les données sur l'écart fiscal que le ministre collecte et toute donnée supplémentaire pertinente que le DPB demande pour une analyse plus approfondie, sous les protections de confidentialité existantes dans la Loi sur le Parlement du Canada (nouveau s.88.1(3)-(4)).
    • Cela peut soutenir une analyse indépendante pour les comités et les députés sur les tendances de conformité fiscale. Données indisponibles sur la portée ou la fréquence au-delà de l'exigence de rapport triennal de l'ARC.
  • Grand public, médias et chercheurs

    • Vous aurez des informations plus détaillées et régulières sur les condamnations pour évasion fiscale et sur l'écart fiscal pour informer le débat et la recherche (Clause 2, s.88(2)(c.1); s.88(3); nouveau s.88.1(2)).
  • Agence du revenu du Canada (ARC)

    • L'ARC doit compiler et publier les listes de condamnations chaque année et inclure des statistiques sur l'écart fiscal tous les trois ans selon un calendrier continu qui commence trois ans après l'entrée en vigueur de la loi (Clause 2, s.88(2)(c.1); s.88(3)).
    • Le ministre doit collecter, compiler, analyser et résumer les données sur l'écart fiscal en utilisant les éléments énumérés dans le projet de loi, et fournir l'ensemble de données au DPB (nouveau s.88.1(1)-(3)).

Dépenses#

  • Coût net estimé : Données indisponibles.

  • Aucune appropriation ou financement explicite n'est prévu dans le texte du projet de loi (Clauses 2–3).

  • Le projet de loi impose de nouvelles obligations de déclaration et de partage de données à l'ARC et au ministre :

    • Listes annuelles de condamnations, avec une liste internationale distincte (Clause 2, s.88(2)(c.1)).
    • Statistiques triennales sur l'écart fiscal dans le rapport annuel de l'ARC (Clause 2, s.88(3); nouveau s.88.1(2)).
    • Fourniture continue de données sur l'écart fiscal au DPB, sous des règles de confidentialité (nouveau s.88.1(3)-(4)).
  • Le projet de loi ne crée aucun nouvel impôt, frais ou pénalité (Clauses 2–3).

  • Note fiscale officielle ou estimation des coûts : Données indisponibles.

Point de vue des partisans#

  • La transparence sur l'application de la loi améliore la responsabilité publique. Publier chaque condamnation, avec une liste internationale distincte, rend les résultats visibles et cohérents (Clause 2, s.88(2)(c.1)).
  • La déclaration régulière de l'écart fiscal aide à suivre la non-conformité au fil du temps et à cibler l'application de la loi. Le calendrier triennal fixe un rythme prévisible (Clause 2, s.88(3)).
  • La définition de l'« écart fiscal » dans le projet de loi et les éléments requis (réévaluations d'audit, déclarations incorrectes détectées par des audits et biens étrangers non déclarés) rendent les estimations plus complètes et comparables entre les groupes de contribuables (nouveau s.88.1(1)-(2)).
  • La surveillance indépendante améliore la confiance. Donner au DPB accès à des données détaillées sur l'écart fiscal permet une analyse plus approfondie pour le Parlement, avec des protections de confidentialité en place (nouveau s.88.1(3)-(4)).
  • Le projet de loi ne modifie que la déclaration et ne relève pas les impôts ni ne crée de nouvelles pénalités, limitant le fardeau direct sur les contribuables (Clauses 2–3).

Point de vue des opposants#

  • Fardeau de mise en œuvre et risque de coût. Compiler des listes de condamnations détaillées et des statistiques triennales sur l'écart fiscal segmentées par type de contribuable peut nécessiter de nouveaux systèmes ou du temps de personnel ; aucune estimation de coût n'est fournie (Clause 2, s.88(2)(c.1); s.88(3); nouveau s.88.1(2)). Données indisponibles sur l'impact fiscal.
  • Incertitude de mesure. L'écart fiscal repose sur des estimations provenant d'audits et de modèles ; les résultats peuvent varier selon la méthode et peuvent être mal compris par le public ou les médias (nouveau s.88.1(1)).
  • Préoccupations de confidentialité. Même avec les protections de la Loi sur le Parlement du Canada, l'expansion du partage de données au DPB augmente le traitement de données fiscales sensibles et peut soulever des préoccupations en matière de vie privée ou de sécurité si cela n'est pas géré avec soin (nouveau s.88.1(3)-(4)).
  • Image d'application de la loi étroite. Une liste de condamnations ne reflète que les affaires qui vont en cour, pas toute la non-conformité résolue par des évaluations ou des règlements ; cela pourrait donner une vue incomplète des résultats de l'application de la loi (Clause 2, s.88(2)(c.1)).