Retour aux projets de loi

Loi de 2026 portant affectation anticipée de crédits

Titre complet:
Loi de 2026 portant affectation anticipée de crédits

Résumé#

  • Ce projet de loi permet au gouvernement du Manitoba de continuer à financer des programmes et des services au début de l'exercice fiscal 2026–27 pendant que le budget complet est finalisé. Il donne une autorité temporaire (interimaire) pour dépenser une partie de l'argent prévu dans le plan budgétaire du gouvernement (les prévisions).

  • Il couvre les opérations quotidiennes, les projets de construction et certains prêts et garanties, avec des plafonds et des pourcentages clairs.

  • Permet d'utiliser jusqu'à environ 75 % des dépenses d'exploitation prévues pour 2026–27.

  • Permet d'utiliser jusqu'à environ 90 % des dépenses d'investissement prévues, des prêts et des garanties.

  • Permet à la province de prêter à ses agences (comme la santé, l'éducation ou les organismes de la Couronne) pour des projets d'investissement, jusqu'à un certain plafond.

  • Fixe des plafonds spécifiques et modestes pour les achats d'inventaire et le remboursement des anciennes dettes à long terme (dettes passées déjà inscrites au bilan).

  • Plafonne les nouveaux engagements pour terminer les projets commencés au cours de l'année.

  • Les dépenses peuvent continuer même si les programmes changent de ministère.

  • Entre en vigueur dès qu'elle reçoit la sanction royale et s'applique du 1er avril 2026 au 31 mars 2027.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Résidents et familles

    • Les services gouvernementaux comme les soins de santé, les écoles et les soutiens sociaux continuent de fonctionner sans interruption au début de l'exercice fiscal.
    • Les projets de construction et de réparation (routes, installations, équipements) peuvent se poursuivre au lieu de s'arrêter en raison du calendrier budgétaire.
  • Patients, étudiants et aidants

    • Les hôpitaux, cliniques et écoles peuvent payer le personnel et les factures à temps, ce qui aide à éviter les retards dans les services.
  • Travailleurs et fonctionnaires

    • Les chèques de paie et le financement des programmes continuent comme d'habitude pendant que le budget complet est débattu.
  • Entreprises et entrepreneurs

    • La province peut attribuer et payer des contrats pour des opérations et des projets d'investissement dans des limites fixées.
    • De nouveaux engagements pour terminer des projets commencés cette année sont autorisés mais plafonnés, ce qui peut affecter le calendrier et la taille des futurs appels d'offres.
  • Agences et institutions provinciales (autorités sanitaires, écoles, organismes de la Couronne)

    • L'accès aux prêts provinciaux pour les investissements en capital peut se poursuivre dans les totaux fixés.
    • Les garanties gouvernementales peuvent soutenir l'emprunt pour certains projets, jusqu'au plafond.
  • Contribuables

    • Ce projet de loi ne fixe pas les taux d'imposition ni ne crée de nouveaux programmes par lui-même. Il fournit principalement une autorité de financement temporaire basée sur le plan budgétaire du gouvernement.

Dépenses#

Autorité de dépenses estimée pour 2026–27 : permet à la province d'utiliser une partie du budget prévu afin que les services continuent sans heurts.

  • Dépenses d'exploitation : jusqu'à environ 15,64 milliards de CAD (75 % du montant prévu).
  • Investissements en capital : jusqu'à environ 0,87 milliard de CAD (90 % du montant prévu).
  • Prêts et garanties : jusqu'à environ 0,84 milliard de CAD (90 % du montant prévu).
  • Prêts aux entités provinciales pour des projets d'investissement : jusqu'à environ 1,92 milliard de CAD (90 % du montant prévu).
  • Achats d'inventaire à vendre plus tard : jusqu'à 4 millions de CAD.
  • Paiements pour réduire les dettes à long terme précédemment enregistrées : jusqu'à environ 167,9 millions de CAD.
  • Nouveaux engagements pris cette année pour compléter des projets/contrats : plafonnés à 1,5 milliard de CAD.

Remarque : Ce sont des maximums que le gouvernement est autorisé à utiliser pendant la période intérimaire ; ce ne sont pas des coûts supplémentaires au-delà du plan budgétaire.

Point de vue des partisans#

  • Maintient les services essentiels en fonctionnement le 1er avril afin que les gens ne soient pas affectés par le calendrier budgétaire.
  • Est une pratique standard chaque année pour combler le fossé jusqu'à ce que le budget complet soit adopté.
  • Permet à des projets de construction et d'équipement importants de se poursuivre, évitant des retards coûteux.
  • Fournit de la flexibilité si les responsabilités changent entre les ministères, afin que les programmes ne soient pas bloqués.
  • Fixe des limites claires (75 % ou 90 %) pour éviter les dépassements de dépenses avant le vote du budget complet.

Point de vue des opposants#

  • Accorde une grande autorité de dépenses avant un débat complet sur le budget complet, ce que certains considèrent comme une réduction de la surveillance.
  • Des pourcentages intérimaires élevés (en particulier 90 % pour les investissements et les prêts) peuvent permettre à des projets majeurs de se poursuivre avec une surveillance limitée.
  • L'ajout de prêts et de garanties peut augmenter le risque financier si les emprunteurs ne peuvent pas rembourser.
  • Le remboursement des dettes à long terme et l'achat d'inventaire sont autorisés, mais le public peut ne pas voir de détails clairs sur les articles couverts avant plus tard.
  • Le plafond sur les engagements futurs permet encore des obligations significatives qui pourraient limiter les choix lorsque le budget final est établi.