Retour aux projets de loi

Loi modifiant la Loi sur la protection contre la violence familiale

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur la protection contre la violence familiale

Résumé#

Ce projet de loi met à jour la Loi sur la protection contre la violence familiale des Territoires du Nord-Ouest. Il ajoute le harcèlement (y compris le suivi en ligne) comme une forme de violence familiale, élargit les personnes pouvant demander des ordonnances de protection et crée un droit de poursuivre quelqu'un pour harcèlement dans certaines relations. Il permet également à la GRC de partager des informations d'identification limitées sur un harceleur présumé avec une personne cherchant protection, dans le respect des règles fédérales sur la vie privée. Le projet de loi vise à renforcer la sécurité et l'accès à la protection.

Changements clés :

  • Ajoute une définition claire du harcèlement, y compris par des moyens électroniques (comme le suivi en ligne ou basé sur des dispositifs).
  • Considère le harcèlement qui cause la peur pour la sécurité (y compris la peur pour la sécurité d'un enfant) comme de la violence familiale.
  • Indique que les mineurs ou les personnes qui ne sont pas mentalement compétentes sont « réputés » avoir peur si une personne raisonnable aurait peur dans la même situation.
  • Élargit les personnes pouvant demander des ordonnances de protection d'urgence ou des ordonnances de protection pour inclure les conjoints, les anciens conjoints, les partenaires intimes, les co-parents, les parents, les grands-parents, d'autres membres de la famille et les personnes dans une « relation de soins » (où une personne dépend d'une autre pour une aide quotidienne en raison d'un handicap, d'une maladie, du vieillissement ou d'une déficience).
  • Permet à la GRC, sur demande et sous réserve des limites de la loi fédérale sur la vie privée, d'informer un demandeur du nom et des détails d'identification d'une personne raisonnablement soupçonnée de les harceler.
  • Crée un recours civil (un « délit », signifiant un tort civil pour lequel vous pouvez poursuivre) pour harcèlement dans ces relations, sans avoir besoin de prouver un préjudice.
  • Met à jour la rédaction en anglais pour être neutre en matière de genre.
  • Moment : La loi commencera à une date fixée par le Commissaire (non encore précisée).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Individus victimes de violence familiale ou de harcèlement

    • Vous pouvez demander une ordonnance de protection d'urgence ou une ordonnance de protection basée sur le harcèlement, y compris le harcèlement en ligne ou le suivi.
    • Si vous craignez pour la sécurité de votre enfant ou d'un enfant sous votre garde, cela peut également être un motif pour une ordonnance.
    • Si vous êtes mineur ou non mentalement compétent, le tribunal peut vous considérer comme ayant peur si une personne raisonnable le ferait.
    • Vous pouvez demander à la GRC de partager le nom et les détails d'identification du harceleur présumé, si cela est autorisé par les règles fédérales sur la vie privée.
    • Vous pouvez poursuivre un harceleur avec qui vous avez (ou aviez) une relation personnelle, familiale ou de soins éligible, même sans prouver de préjudice.
  • Parents, grands-parents, membres de la famille et aidants

    • Vous êtes explicitement autorisés à demander des ordonnances de protection d'urgence et des ordonnances de protection.
    • Une « relation de soins » (dépendance pour les activités quotidiennes en raison d'un handicap, d'une maladie, du vieillissement ou d'une déficience) est reconnue.
  • Personnes accusées de harcèlement ou de violence familiale (démandeurs)

    • Plus de types de relations sont couverts, donc plus de personnes peuvent être en mesure de demander des ordonnances contre vous.
    • Les comportements de harcèlement, y compris le suivi, les contacts non désirés répétés, l'observation des lieux que vous fréquentez, les comportements menaçants et le suivi électronique, peuvent entraîner des ordonnances judiciaires et des poursuites civiles sans preuve de préjudice.
  • GRC

    • Vous pouvez divulguer des informations d'identification limitées sur un harceleur présumé à un demandeur lorsque cela est autorisé par la Loi sur la protection de la vie privée (Canada) ou un accord, ou lorsque l'intérêt public prime.
  • Moment

    • Les changements commenceront à une date fixée par le Commissaire. La date n'est pas fournie dans ce projet de loi.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à moderniser les protections en abordant clairement le harcèlement, y compris le suivi et la communication numériques.
  • L'élargissement des personnes pouvant demander des ordonnances de protection pourrait rendre l'aide disponible à plus de personnes dans de véritables contextes familiaux et de soins, pas seulement aux conjoints ou cohabitants.
  • La présomption de peur pour les mineurs et les personnes qui ne sont pas mentalement compétentes pourrait garantir que les personnes vulnérables ne soient pas laissées sans protection.
  • Permettre à la GRC de partager l'identité d'un harceleur présumé, dans les limites de la vie privée, pourrait aider les gens à prendre rapidement des mesures de protection.
  • Créer un droit civil de poursuivre pour harcèlement, sans avoir besoin de prouver un préjudice, pourrait améliorer la responsabilité et la dissuasion.

Point de vue des opposants#

  • Le pouvoir de divulgation de la GRC pourrait soulever des préoccupations en matière de vie privée, même avec les limites de la Loi sur la protection de la vie privée. Il pourrait y avoir des risques si le harceleur présumé est mal identifié.
  • Certains termes relationnels (comme « une certaine permanence » pour les relations intimes ou quand il est « raisonnable » de considérer les personnes comme liées) peuvent être sujets à interprétation, ce qui pourrait entraîner des décisions incohérentes.
  • Permettre des poursuites civiles pour harcèlement sans preuve de préjudice pourrait augmenter le contentieux, et le projet de loi ne précise pas les recours que les tribunaux devraient utiliser.
  • Élargir les personnes pouvant demander des ordonnances de protection pourrait entraîner plus de demandes et de litiges au sein des familles élargies ou des milieux de soins.
  • Il n'est pas clair quand la loi commencera, et comment les accords ou procédures de partage d'informations fonctionneront en pratique, ce qui pourrait affecter la rapidité avec laquelle la nouvelle option de divulgation de la GRC peut être utilisée.