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Pas de représailles pour les signalements d'agression sexuelle

Titre complet:
Loi sur la protection des lanceurs d'alerte victimes d'agression sexuelle

Résumé#

Ce projet de loi met en place un nouveau moyen pour les victimes d'agression sexuelle de signaler des actes répréhensibles et d'être protégées lorsqu'elles s'expriment. Il crée un code de conduite à l'échelle provinciale avec des règles claires pour le signalement, la confidentialité et le suivi. Il interdit également les représailles contre les victimes qui font un signalement et donne à un bureau indépendant le pouvoir d'agir en cas de représailles.

  • Le ministre de la Justice doit consulter des groupes de victimes, des services aux victimes, des procureurs (le directeur des poursuites publiques) et la police pour créer un code de conduite.
  • Le code expliquera comment une victime d'agression sexuelle peut faire une divulgation (signalement), comment son identité sera protégée, comment les informations restent confidentielles et comment les signalements sont enquêtés.
  • Le code doit inclure un formulaire en ligne et une application mobile afin que les gens puissent signaler numériquement.
  • Les représailles (« représailles ») contre une victime qui signale sont interdites, y compris la discipline, la rétrogradation, le licenciement, la honte publique ou des menaces de ces actions.
  • Si un acte répréhensible est constaté après une divulgation, le ministre recommandera ce qui a mal tourné et quelles corrections sont nécessaires.
  • Les victimes qui estiment avoir subi des représailles peuvent se plaindre au directeur des poursuites publiques, qui doit enquêter et peut émettre des ordres pour y remédier.
  • Le code de conduite est contraignant pour toutes les personnes vivant en Nouvelle-Écosse.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Victimes et survivants

    • Vous disposeriez de moyens clairs et simples pour signaler, y compris un formulaire en ligne et une application téléphonique.
    • Votre nom et vos détails personnels doivent être protégés, et votre signalement doit rester confidentiel.
    • Si quelqu'un vous punit ou vous fait honte pour avoir signalé, vous pouvez vous plaindre au directeur des poursuites publiques, qui peut enquêter et ordonner des réparations.
    • Le gouvernement doit examiner votre divulgation et, si un acte répréhensible est constaté, recommander des solutions.
  • Famille et soutiens

    • Vous ne devez pas faire pression, faire honte ou punir une victime pour avoir signalé. Cela pourrait être considéré comme des représailles.
  • Employeurs, écoles, propriétaires et organisations communautaires

    • Le code de conduite s'appliquerait à tous dans la province. Vous devrez suivre les règles pour traiter les divulgations et protéger la confidentialité.
    • Vous ne devez prendre aucune mesure de représailles contre une victime qui signale, comme la discipline, la rétrogradation, le licenciement ou la honte publique (y compris les publications en ligne destinées à faire honte).
    • Vous devrez peut-être mettre à jour les politiques, former le personnel et établir des moyens sûrs pour recevoir et répondre aux divulgations.
  • Police et responsables de la justice

    • Vous serez consultés sur le code et vous serez censés le suivre.
    • Vous devrez traiter les divulgations selon le nouveau processus et protéger la confidentialité des victimes.
  • Grand public

    • Comme le code s'applique à tous les résidents, chacun a un rôle à jouer pour ne pas faire de représailles contre les victimes qui signalent et pour respecter la confidentialité.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Protéger l'identité et interdire les représailles fera sentir aux victimes qu'elles peuvent se manifester en toute sécurité.
  • Des outils numériques faciles (formulaire en ligne et application) abaissent les barrières au signalement, y compris dans les zones rurales.
  • Un code unique à l'échelle provinciale établit des règles claires et cohérentes sur la manière dont les divulgations sont traitées.
  • L'enquête indépendante sur les représailles par le directeur des poursuites publiques ajoute de réelles conséquences pour ceux qui punissent les victimes.
  • Les recommandations ministérielles après des constatations d'actes répréhensibles peuvent entraîner des corrections concrètes dans les agences, les lieux de travail ou les services.

Point de vue des opposants#

  • Rendre le code « contraignant pour tous les résidents » est très large et peut être flou ; les gens peuvent ne pas savoir ce qui est exigé d'eux.
  • Des termes clés comme « acte répréhensible » et « honte publique » ne sont pas définis en détail, ce qui pourrait causer de la confusion ou des abus.
  • Confier au directeur des poursuites publiques la gestion des plaintes pour représailles pourrait étendre ce bureau au-delà de son rôle habituel et mettre à rude épreuve les ressources.
  • La création et le maintien d'un formulaire en ligne sécurisé et d'une application mobile pourraient être coûteux et soulever des préoccupations en matière de confidentialité et de sécurité des données.
  • Le projet de loi laisse de nombreux détails à un futur code, de sorte que les gens ne peuvent pas encore voir comment le respect des droits et l'équité pour toutes les personnes impliquées fonctionneront.
  • Il pourrait y avoir un chevauchement avec les systèmes de plaintes existants en milieu de travail, en matière de droits de l'homme ou de police, ce qui pourrait créer des duplications ou des conflits.