Personnes utilisant les tribunaux
- Il sera plus difficile d'obtenir une ordonnance temporaire pour suspendre une loi québécoise pendant un défi constitutionnel. Les juges doivent se conformer à la législature élue, et il y a une présomption que les lois québécoises servent l'intérêt public pendant qu'une affaire est en cours.
- Les tribunaux ne peuvent pas, de leur propre initiative, soulever des questions constitutionnelles ou inciter les parties à le faire. Les personnes contestant une loi doivent fournir des faits plus détaillés dès le départ.
Organismes publics et municipalités
- De nombreux organismes publics (énumérés dans le projet de loi) ne peuvent pas utiliser de fonds publics pour contester certaines lois québécoises que l'Assemblée nationale déclare protéger la nation et l'autonomie du Québec, sauf dans des situations limitées (comme l'assistance à un client individuel).
- Vous pourriez recevoir des directives pour refuser certains fonds fédéraux, suspendre des accords ou éviter de participer à des consultations fédérales si le gouvernement estime qu'une initiative fédérale empiète sur les pouvoirs du Québec.
Communauté anglophone et nations autochtones
- Le préambule reconnaît les institutions de la communauté anglophone et nomme plusieurs Premières Nations et Inuits, et il reconnaît les droits autochtones existants. Le projet de loi ne modifie pas ces droits.
Élus et employés du gouvernement
- Les membres de l'Assemblée nationale prêteraient un nouveau serment à la nation québécoise et à la Constitution du Québec.
- Un nouveau Conseil constitutionnel consultatif émettra des avis dans un délai de 90 jours lorsqu'il sera sollicité par le gouvernement ou l'Assemblée.
Entreprises et organismes à but non lucratif
- Les programmes ou accords liés à de nouvelles initiatives fédérales pourraient changer au Québec si la province refuse des fonds ou une coopération pour protéger son autonomie.
- Les organismes financés par des fonds publics font face à de nouvelles limites sur le financement des contestations judiciaires de certaines lois québécoises.