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Réduire le gaspillage alimentaire, nourrir plus de personnes

Titre complet:
Loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire

Résumé#

  • Ce projet de loi vise à réduire le gaspillage alimentaire au Québec de moitié d'ici 2030. Il fixe un objectif clair et demande au ministre de l'Agriculture d'élaborer un plan d'action pluriannuel et de le mettre en œuvre.

  • Il exige également que de nombreuses entreprises alimentaires collaborent avec des organismes de bienfaisance reconnus ou d'autres groupes pour gérer les aliments invendus mais comestibles, au lieu de les jeter.

  • Changements clés :

    • Un objectif de réduction du gaspillage alimentaire de 50 % d'ici 2030, avec des mesures officielles pour suivre les progrès.
    • Le ministre doit créer et mettre en œuvre un plan d'action pluriannuel.
    • Les transformateurs alimentaires, distributeurs et détaillants doivent faire des efforts sérieux pour signer des accords avec des organisations locales ou régionales reconnues afin de réduire le gaspillage des aliments invendus.
    • Le ministre tiendra une liste publique des organisations reconnues et pourra établir les règles pour y figurer.
    • Si aucun accord n'est possible après des efforts réels, le ministre peut exiger un accord avec Recyc-Québec (l'agence provinciale de recyclage et de gestion des déchets) pour gérer les aliments invendus.
    • Des amendes s'appliquent en cas de non-respect des règles, y compris pour avoir délibérément rendu des aliments comestibles non comestibles. Les petits détaillants peuvent bénéficier d'exemptions fixées par règlement.
    • Calendrier : le ministre doit établir la liste des organisations reconnues dans environ deux mois suivant l'entrée en vigueur de la loi ; les entreprises ont ensuite 18 mois pour se conformer.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Ménages et acheteurs

    • Vous pourriez voir davantage d'aliments comestibles envoyés aux banques alimentaires locales et aux groupes communautaires au lieu d'être jetés.
    • Les organismes de bienfaisance locaux pourraient avoir plus d'aliments frais à partager, ce qui pourrait réduire les files d'attente ou améliorer la variété.
  • Personnes utilisant des banques alimentaires et des services communautaires

    • Des dons plus réguliers d'aliments invendus mais sûrs pourraient améliorer l'accès aux fruits, légumes, pains et plats préparés.
  • Travailleurs dans les épiceries et les entreprises alimentaires

    • Les magasins et entrepôts trieront probablement les aliments invendus plus soigneusement et mettront en place des ramassages ou des livraisons avec des groupes reconnus.
    • Le personnel pourrait devoir suivre les articles invendus et partager des informations de base avec le ministère.
  • Transformateurs alimentaires, distributeurs et détaillants (par exemple, fabricants alimentaires, grossistes, chaînes d'épiceries)

    • Vous devez faire des efforts sérieux et de bonne foi pour signer un accord de réduction des déchets avec des organisations locales ou régionales reconnues.
    • Envoyez une copie de tout accord au ministre dans les trois mois.
    • Fournissez des informations sur les aliments invendus et vos efforts lorsque le ministre le demande.
    • Si vous ne parvenez pas à conclure un accord malgré des efforts réels, vous pourriez être tenu de signer un accord avec Recyc-Québec pour gérer les aliments invendus.
    • Les amendes pour violations varient de 250 $ à 2 000 $, et de 750 $ à 6 000 $ pour les infractions répétées. Les violations incluent le fait de ne pas faire d'efforts réels, de ne pas partager les informations requises, d'envoyer de fausses informations ou de rendre délibérément des aliments comestibles non comestibles.
    • Les petits détaillants peuvent bénéficier d'exemptions si le gouvernement les fixe par règlement.
  • Organismes de bienfaisance et organisations communautaires

    • Pour recevoir des aliments dans le cadre de ces accords, vous devez figurer sur la liste des organisations reconnues par le ministre et répondre à tout critère établi par règlement.
    • Vous pourriez recevoir plus d'offres d'aliments, ce qui pourrait nécessiter plus d'espace de stockage, de réfrigération et de coordination.
  • Agriculteurs et restaurants

    • Le projet de loi cible les transformateurs, distributeurs et détaillants d'aliments destinés aux personnes. Il ne mentionne pas directement les fermes ou les restaurants.
  • Calendrier

    • La loi entre en vigueur six mois après son approbation officielle.
    • Dans les 60 jours suivant cela, le ministre doit publier la liste des organisations reconnues.
    • À partir de cette date, les entreprises concernées ont 18 mois pour se conformer.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Cela mettra plus de bons aliments sur les tables des gens au lieu de les envoyer dans des décharges.
  • Un objectif et un plan clairs rendent le gouvernement et l'industrie responsables des résultats.
  • Prioriser les groupes locaux réduit le transport, garde les aliments plus frais et diminue les émissions.
  • Cela décourage les pratiques nuisibles comme le fait de gâcher des aliments comestibles pour éviter le don.
  • Le recours à Recyc-Québec garantit que les aliments invendus sont gérés même si aucun accord local n'est trouvé.
  • Les exemptions possibles offrent de la flexibilité aux petits détaillants avec un espace ou un personnel limité.

Point de vue des opposants#

  • La conformité pourrait être difficile pour les petits magasins, ajoutant des coûts pour le tri, le stockage et la paperasse.
  • "Efforts sérieux" est vague, ce qui pourrait entraîner de la confusion ou une application inégale.
  • Les organismes de bienfaisance pourraient manquer de capacité (camions, réfrigérateurs, personnel) pour gérer plus de dons en toute sécurité.
  • Les amendes pourraient être trop faibles pour changer les comportements, ou l'application pourrait ajouter de la paperasse sans gains significatifs.
  • Le projet de loi se concentre sur le gaspillage de détail et de distribution invendu, et non sur le gaspillage antérieur dans la chaîne d'approvisionnement ou le gaspillage domestique.