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Le Québec protège les acheteurs de voitures d'occasion contre les privilèges.

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur la Société de l’assurance automobile du Québec et d’autres dispositions législatives concernant les droits consentis sur un véhicule

Résumé#

Ce projet de loi du Québec vise à protéger les personnes achetant des voitures de tourisme d'occasion, en particulier lors de ventes privées. Il oblige les vendeurs privés à prouver que la voiture est libre de toute charge (une réclamation d'un prêteur sur la voiture) en fournissant à l'acheteur un avis de vérification de la SAAQ (l'agence provinciale des véhicules à moteur). Si l'avis omet une charge qui était effectivement enregistrée, l'acheteur peut être indemnisé. Les concessionnaires de voitures d'occasion doivent également afficher les résultats de la vérification des charges sur l'étiquette de la fenêtre.

  • Les vendeurs privés doivent fournir aux acheteurs un « avis de vérification » de la SAAQ qui indique si des charges sont sur la voiture.
  • Les vendeurs doivent régler tout prêt automobile ou charge avant la vente, sauf si l'acheteur accepte de reprendre la dette.
  • Un vendeur privé qui ne fournit pas l'avis peut être condamné à une amende de 200 à 300 $.
  • La SAAQ doit vérifier le RDPRM du Québec (le registre public des prêts et des charges sur les biens meubles) lors de l'émission de l'avis pour les ventes privées.
  • Si une charge enregistrée est omise de l'avis et nuit à l'acheteur, la SAAQ doit indemniser l'acheteur.
  • Les concessionnaires doivent ajouter le résultat de leur vérification du RDPRM à l'étiquette d'information sur la voiture d'occasion.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Acheteurs lors de ventes privées

    • Vous devriez recevoir un avis de vérification de la SAAQ avant d'acheter. Cela montre si la voiture a des charges enregistrées.
    • Si une charge a été enregistrée mais omise de l'avis et qu'un prêteur saisit ensuite la voiture ou exige un paiement, vous pourriez être éligible à une indemnisation de la SAAQ.
    • Vous pouvez toujours choisir de reprendre un prêt existant, mais cela doit être clair et convenu.
  • Vendeurs privés

    • Avant de vendre, vous devez demander l'avis de vérification à la SAAQ et le remettre à l'acheteur.
    • Vous devez régler toutes les charges sur la voiture avant la vente, sauf si l'acheteur accepte d'assumer la dette.
    • Si vous ne fournissez pas l'avis, vous pourriez faire face à une amende de 200 à 300 $.
  • Concessionnaires de voitures d'occasion

    • Vous devez ajouter le résultat de votre vérification des charges du RDPRM à l'étiquette de fenêtre requise sur chaque voiture d'occasion.
    • Cela rend le statut de la charge de la voiture visible aux acheteurs sur le lot.
  • SAAQ (agence provinciale)

    • Vous vérifierez le RDPRM lorsqu'un avis de vérification est demandé pour une vente privée d'un véhicule de tourisme.
    • Vous mettrez en place un programme d'indemnisation pour les acheteurs lésés par une charge manquée, mais correctement enregistrée, dans un avis de la SAAQ.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Cela réduit le risque d'acheter une voiture d'occasion qui a encore un prêt ou une charge d'une autre personne.
  • Des devoirs clairs et une petite amende incitent les vendeurs privés à effectuer la vérification appropriée et à la partager avec les acheteurs.
  • Exiger des concessionnaires qu'ils affichent les résultats des charges sur l'étiquette de la fenêtre améliore la transparence sur le lot.
  • Une promesse d'indemnisation soutenue par la SAAQ offre aux acheteurs un filet de sécurité si un avis officiel est erroné.
  • La standardisation du processus (un avis, une vérification du registre) rend les ventes privées plus simples et plus sûres.

Point de vue des opposants#

  • Cela ajoute des étapes et de la paperasse pour les vendeurs privés, ce qui pourrait ralentir ou compliquer les ventes simples entre particuliers.
  • Certains peuvent considérer l'amende comme sévère pour des erreurs honnêtes ou si le vendeur a du mal à obtenir l'avis à temps.
  • La SAAQ fait face à un nouveau travail administratif et à des coûts potentiels d'indemnisation si des avis omettent des charges enregistrées.
  • Les acheteurs pourraient trop compter sur l'avis et négliger leur propre diligence, ce qui pourrait causer des problèmes si d'autres problèmes existent.
  • Les concessionnaires pourraient faire face à de petits coûts de conformité supplémentaires pour mettre à jour les étiquettes et maintenir les vérifications à jour.