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Le Québec exige deux parties pour les surveillants.

Titre complet:
Loi renforçant la majorité qualifiée requise pour la nomination et la destitution des personnes nommées par l’Assemblée nationale

Résumé#

  • Ce projet de loi modifie la manière dont l'Assemblée nationale du Québec nomme et révoque les principaux surveillants et fonctionnaires.

  • Il maintient la règle du vote des deux tiers, mais ajoute une nouvelle protection : les votes favorables doivent provenir d'au moins deux partis politiques détenant des sièges.

  • Changements clés :

    • Les nominations et les révocations nécessitent toujours le soutien des deux tiers de tous les membres (au moins deux membres sur trois).
    • Ce soutien doit inclure des membres d'au moins deux partis autorisés (partis officiels avec des sièges), et non d'un seul parti.
    • S'applique à de nombreux rôles de surveillance, tels que le Vérificateur général, le Protecteur du citoyen, le Directeur général des élections, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, la direction de l'anti-corruption (UPAC), le Commissaire au lobbying, les organismes d'accès à l'information et de protection de la vie privée, l'Autorité des marchés publics, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, les institutions linguistiques, la surveillance policière et la Commission de la fonction publique.
    • Vise à garantir un soutien interpartis pour les personnes qui veillent à l'équité, aux dépenses et aux droits.
    • Pourrait ralentir les nominations ou les révocations si les partis ne parviennent pas à un accord.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Résidents et électeurs

    • Les surveillants qui supervisent les élections, les dépenses publiques, les droits linguistiques, la vie privée et l'éthique auraient besoin d'un soutien politique plus large pour être embauchés ou licenciés. Cela pourrait renforcer leur indépendance.
    • Si les partis ne s'accordent pas, les postes clés pourraient rester vacants plus longtemps. Les services quotidiens devraient se poursuivre, mais les lacunes en matière de leadership pourraient retarder certaines décisions.
  • Personnes déposant des plaintes ou cherchant de l'aide

    • Le Protecteur du citoyen, la Commission des droits de la personne et les organismes de surveillance policière pourraient être perçus comme plus neutres, puisque plus d'un parti doit s'accorder sur leurs dirigeants.
    • En cas de rares différends entre partis, il pourrait falloir plus de temps pour nommer ou révoquer des dirigeants, ce qui pourrait ralentir d'importants changements de politique dans ces bureaux.
  • Entreprises soumissionnant à des contrats publics

    • La direction de l'Autorité des marchés publics bénéficierait d'un soutien interpartis, ce qui pourrait renforcer la confiance dans la surveillance.
    • Des retards dans les nominations sont possibles si les partis ne parviennent pas à un accord.
  • Fonctionnaires et professionnels dans des rôles de surveillance

    • Les dirigeants pourraient être plus difficiles à révoquer sans soutien multipartite, ce qui peut offrir plus de stabilité.
    • Les processus d'embauche et de licenciement pourraient prendre plus de temps et nécessiter plus de négociations entre les partis.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Garantit qu'aucun parti unique ne peut contrôler les principaux surveillants, même s'il détient de nombreux sièges.
  • Renforce la confiance : les dirigeants des organismes d'audit, d'éthique, d'élections et de lutte contre la corruption auraient le soutien de plus d'un parti.
  • Renforce l'indépendance et réduit le risque de nominations ou de révocations partisanes.
  • Encourage la collaboration et le compromis sur des rôles sensibles et à fort impact.
  • S'aligne sur l'idée que les gardiens de la démocratie et des droits devraient bénéficier d'un large soutien.

Point de vue des opposants#

  • Pourrait causer des blocages : les petits partis obtiendraient un droit de veto, rendant les nominations ou les révocations plus difficiles.
  • Les vacances pourraient durer plus longtemps, laissant les agences sans dirigeants permanents.
  • Pourrait alimenter des négociations en coulisses entre les partis, politisant les choix d'une manière différente.
  • Certains soutiennent que le vote des deux tiers existant garantit déjà un large soutien ; ajouter une règle multipartite pourrait être inutile.
  • Pourrait ralentir l'action lorsqu'il y a un besoin clair de révoquer un dirigeant sous-performant ou non éthique.