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Les organismes sans but lucratif conservent des subventions malgré l'entreprise sociale.

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux pour garantir l’accès d’un organisme ayant un projet d’économie sociale aux subventions allouées aux organismes communautaires

Résumé#

  • Ce projet de loi modifie la loi sur la gouvernance des services de santé et des services sociaux du Québec. Il stipule qu'une organisation communautaire ne peut se voir refuser une subvention gouvernementale simplement parce qu'elle gère un projet d'économie sociale (une activité génératrice de revenus avec un objectif social, comme un magasin d'occasion, un café ou une coopérative de soins à domicile).

  • L'objectif est d'éviter que les modèles de financement mixte (subventions publiques plus revenus générés) ne soient pénalisés.

  • Changements clés :

    • Les programmes de subventions pour les organisations communautaires dans le domaine de la santé et des services sociaux ne peuvent pas exclure une organisation en raison de son projet d'économie sociale.
    • Les organisations doivent toujours respecter toutes les autres règles d'admissibilité et critères de sélection.
    • Les bailleurs de fonds devront ajuster les guides de programme et les formulaires pour supprimer toute exclusion basée sur l'activité d'économie sociale.
    • Le projet de loi entre en vigueur à la date de son approbation officielle.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Organisations communautaires

    • Vous pouvez demander des subventions même si vous exploitez un projet générateur de revenus pour soutenir votre mission.
    • Cela ne garantit pas un financement ; vous devez toujours respecter les objectifs du programme, les règles de rapport et les normes de qualité.
    • Vous devrez peut-être démontrer que votre projet d'économie sociale sert un objectif communautaire clair et que vous restez une organisation à but non lucratif.
    • Conserver à la fois des subventions et des revenus générés pourrait aider à stabiliser vos services et votre personnel.
  • Personnes utilisant des services communautaires

    • Vous pourriez voir des services plus stables si les organisations ne renoncent plus à des projets générateurs de revenus pour rester éligibles aux subventions.
    • Dans certaines régions, davantage de groupes pourraient offrir des programmes, offrant ainsi plus de choix aux gens.
  • Bailleurs de fonds locaux en santé et services sociaux (p. ex., CISSS/CIUSSS, Ministère)

    • Vous ne pouvez pas utiliser « a un projet d'économie sociale » comme raison d'exclure un candidat.
    • D'autres outils de sélection restent en place (besoin, impact, capacité, résultats). Les charges de travail pourraient augmenter si davantage de groupes postulent.
  • Donateurs et bénévoles

    • Votre soutien peut fonctionner en parallèle avec des subventions publiques et des revenus générés, ce qui pourrait rendre les programmes plus résilients.
  • Entreprises privées offrant des services similaires

    • Vous pourriez faire face à la concurrence d'organisations à but non lucratif qui vendent des services et reçoivent des subventions publiques.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • C'est juste : les organisations à but non lucratif ne devraient pas être punies pour essayer de financer leur mission par des activités commerciales responsables.
  • Cela soutient l'innovation et l'autofinancement, ce qui peut réduire la pression sur les budgets publics au fil du temps.
  • Cela améliore la stabilité des services en permettant un financement mixte, surtout dans les zones à besoins élevés.
  • Cela s'aligne avec le modèle d'économie sociale du Québec, où les coopératives et les organisations à but non lucratif fournissent des services communautaires.
  • Cela supprime une barrière qui forçait certains groupes à choisir entre des subventions et des revenus durables.

Point de vue des opposants#

  • Les fonds publics sont limités ; élargir l'admissibilité pourrait étirer l'argent et réduire les montants moyens des subventions.
  • Cela pourrait brouiller les frontières entre les organisations à but non lucratif et les entreprises, entraînant des subventions pour des activités qui font concurrence aux entreprises privées.
  • La surveillance pourrait devenir plus difficile : les bailleurs de fonds doivent vérifier que les revenus d'entreprise soutiennent réellement une mission sociale, et non une croissance commerciale générale.
  • Il existe un risque de dérive de mission si les groupes poursuivent des revenus commerciaux pour rester compétitifs pour les subventions.
  • Certains craignent que cela n'encourage la création de projets « sociaux » symboliques principalement pour se qualifier au financement.