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Le Québec publiera les dossiers du référendum de 1995.

Titre complet:
Loi sur le processus de publication des documents issus de l’enquête menée par Bernard Grenier au sujet des activités d’Option Canada à l’occasion du référendum tenu au Québec en octobre 1995

Résumé#

  • Ce projet de loi établit un processus clair pour publier les documents de l'enquête de Bernard Grenier sur les activités d'Option Canada durant le référendum québécois de 1995.

  • Il crée un comité spécial de l'Assemblée nationale pour décider quels documents (ou parties) doivent rester confidentiels, avec une forte tendance à rendre la plupart des dossiers publics.

  • Crée un comité parlementaire spécial de cinq membres pour examiner tous les documents couverts par l'ordonnance de non-divulgation de Grenier de 2007.

  • Par défaut, les documents deviennent publics lorsque le comité dépose son rapport final ; garder un document confidentiel nécessite l'accord de tous les membres.

  • Le Directeur général des élections (le chef des élections du Québec) doit envoyer tous les documents au Président de l'Assemblée nationale, qui les protège et donne un accès confidentiel au comité.

  • Le comité peut engager un conseiller spécial pour recommander ce qui doit rester confidentiel.

  • Si le comité a besoin de plus de six mois, il doit faire rapport sur ses progrès et l'Assemblée fixera une nouvelle date limite.

  • Tout document gardé confidentiel doit maintenant être rendu public 25 ans après l'entrée en vigueur de la loi.

  • Les personnes ne peuvent pas intenter de poursuites simplement parce que des faits les concernant sont révélés en vertu de cette loi.

  • La loi permet la divulgation même si d'autres règles d'accès, de confidentialité ou de secret l'empêcheraient normalement.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Grand public et électeurs

    • Attendez-vous à plus de transparence sur ce qui s'est passé autour du référendum de 1995. La plupart des documents devraient être publiés une fois que le comité aura terminé.
    • Certaines parties peuvent être caviardées ou retenues si leur divulgation pouvait nuire gravement à une personne ou aller à l'encontre de l'intérêt public.
  • Personnes nommées dans les dossiers

    • Votre nom ou vos actions pourraient être rendus publics. Pour garder quelque chose confidentiel, chaque membre du comité doit être d'accord.
    • Si certains éléments sont gardés secrets maintenant, ils seront tout de même publiés 25 ans après l'entrée en vigueur de la loi.
    • Vous ne pouvez pas intenter une poursuite civile simplement parce que des faits vous concernant ont été divulgués en vertu de cette loi.
  • Journalistes, chercheurs et historiens

    • Vous aurez accès à un grand ensemble de documents de l'enquête Grenier une fois que le comité aura fait son rapport.
    • Le matériel qui reste confidentiel doit être publié après 25 ans, garantissant un accès public complet à terme.
  • Organismes publics

    • Directeur général des élections : doit transférer les documents au Président de l'Assemblée nationale et expliquer, si nécessaire, pourquoi certains doivent rester confidentiels.
    • Assemblée nationale : stockera les dossiers en toute sécurité, soutiendra l'examen du comité et publiera ultérieurement les documents approuvés.
  • Contribuables

    • La gestion d'un petit comité spécial et la publication de documents entraîneront des coûts administratifs, mais aucun chiffre n'est fourni.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Le public a le droit de savoir davantage sur la manière dont la campagne référendaire a été menée ; ce processus augmente la transparence.
  • Le principe par défaut est de publier, ce qui empêche le secret inutile et aide à reconstruire la confiance.
  • Exiger l'accord de tous les membres avant de garder quoi que ce soit secret ajoute un contrôle fort et non partisan.
  • Un conseiller spécial fournit des conseils d'expert et indépendants sur la confidentialité et les préjudices, réduisant le risque de divulgations erronées.
  • Une règle de publication de 25 ans garantit que l'histoire n'est pas enfermée à jamais et soutient la recherche future.

Point de vue des opposants#

  • La règle de l'unanimité peut être trop stricte ; un membre pourrait bloquer la confidentialité et forcer des divulgations qui nuisent à des réputations ou à la vie privée.
  • Interdire les poursuites civiles concernant des faits divulgués pourrait laisser les personnes sans recours si elles sont lésées par la publication.
  • Contourner d'autres lois d'accès et de confidentialité pourrait créer un précédent risqué et affaiblir les protections destinées à s'appliquer dans des cas sensibles.
  • Le processus pourrait devenir politisé, compte tenu de la composition du comité et de l'histoire chargée du référendum de 1995.
  • Le travail administratif et la vérification juridique pourraient coûter de l'argent et du temps, avec des délais peu clairs si le comité a besoin de prolongations.