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Le Québec étend la couverture santé à toutes les grossesses.

Titre complet:
Loi visant à étendre l’admissibilité au régime d’assurance maladie et au régime général d’assurance médicaments à toutes les femmes ou à toutes les personnes enceintes vivant au Québec sans égard à leur statut migratoire

Résumé#

Ce projet de loi rendrait toutes les femmes et toutes les personnes enceintes vivant au Québec admissibles au régime d'assurance maladie public et au régime public de médicaments sur ordonnance. Cela s'applique peu importe leur statut d'immigration. L'objectif est d'assurer des soins prénatals, d'accouchement et de suivi sans délais ni factures élevées.

  • Considère les personnes enceintes comme des résidents du Québec pour la couverture santé si elles prévoient de rester plus de 6 mois après leur inscription et au moins 2 mois après la date d'accouchement prévue.
  • Supprime la période d'attente habituelle pour l'assurance maladie pendant la grossesse, de sorte que la couverture commence immédiatement.
  • Commence la couverture à partir de la date estimée de conception (si déjà au Québec), ou à partir de la date à laquelle la personne s'est établie au Québec.
  • Prolonge la couverture jusqu'à 2 ans après la date d'accouchement prévue ; ou pour 12 semaines après une fausse couche ou un avortement.
  • Rend ces individus admissibles au régime public de médicaments sur ordonnance.
  • Permet de prouver la grossesse et l'intention de rester par des notes médicales et, si nécessaire, une déclaration sous serment lorsque les documents d'immigration ne sont pas disponibles.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Personnes enceintes vivant au Québec (tous statuts)

    • Vous pouvez vous inscrire à l'assurance maladie publique du Québec. Cela couvre les visites chez le médecin, les soins hospitaliers, les tests et l'accouchement, comme pour les autres résidents.
    • Vous n'avez pas à attendre la période habituelle de 3 mois. La couverture commence immédiatement.
    • Si vous étiez déjà au Québec lorsque vous êtes tombée enceinte, la couverture peut commencer à partir de la date estimée de conception. Si vous êtes arrivée plus tard, elle commence à partir du jour où vous vous êtes établie au Québec.
    • Vous serez également admissible au régime public de médicaments sur ordonnance.
    • Vous avez besoin d'une note médicale confirmant la grossesse et la date d'accouchement. Pour prouver que vous prévoyez de rester, vous pouvez utiliser des documents d'immigration si vous les avez, d'autres papiers acceptés, ou une déclaration sous serment d'intention.
  • Après la naissance ou la fin de la grossesse

    • Si vous accouchez au Québec, votre couverture santé et médicaments peut durer jusqu'à 2 ans après la date d'accouchement prévue.
    • Si la grossesse se termine (fausse couche ou avortement), la couverture continue pendant 12 semaines après cette date.
    • Vous devez informer l'agence d'assurance maladie si la grossesse se termine.
  • Hôpitaux et cliniques

    • Vous pouvez vous inscrire et facturer le régime public pour les soins fournis aux personnes enceintes qui répondent à ces règles, quel que soit leur statut d'immigration.
    • Aucune règle de période d'attente ne s'applique pendant la grossesse pour ce groupe.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Assure des soins prénatals et un accouchement sûr pour tous, ce qui peut conduire à des parents et des bébés en meilleure santé.
  • Évite les retards dans les soins causés par la période d'attente, réduisant les urgences et les complications.
  • Diminue le risque de factures médicales élevées et de dettes pour les familles vulnérables.
  • Simplifie l'administration pour les prestataires en offrant un chemin clair vers la couverture.
  • Deux ans de couverture de suivi soutiennent la santé postpartum et les soins précoces aux enfants.

Point de vue des opposants#

  • Pourrait augmenter les coûts publics en ajoutant plus de personnes à la couverture santé et médicaments.
  • Peut mettre à rude épreuve des cliniques et hôpitaux déjà surchargés, affectant les temps d'attente.
  • Certains estiment qu'il est injuste de couvrir des personnes qui ne sont pas des résidents permanents.
  • Les critiques craignent que cela n'attire plus de personnes à déménager au Québec pour des soins, même si les preuves sont peu claires.
  • Deux ans de couverture postpartum peuvent être considérés comme plus longs que nécessaire.