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Le Président Peut Réduire des Dépenses Spécifiques

Titre complet:
Proposition d'un amendement à la Constitution des États-Unis pour accorder au Président une certaine autorité de veto sur des postes spécifiques.

Résumé#

Cette proposition modifierait la Constitution des États-Unis pour permettre au Président de réduire des montants de dépenses spécifiques dans un projet de loi lors de sa signature. Il s'agit d'un veto « sur postes » limité pour les crédits (les fonds que le Congrès réserve pour des programmes et des projets). Le Congrès pourrait voter pour annuler toute réduction, mais cela nécessiterait un vote des deux tiers dans les deux chambres. L'amendement entrerait en vigueur uniquement s'il est approuvé par les deux tiers du Congrès et ensuite ratifié par les trois quarts des législatures des États dans un délai de sept ans.

  • Le Président pourrait approuver un projet de loi mais réduire un ou plusieurs crédits au moment de la signature.
  • Dans les 10 jours, le Président doit notifier la Chambre et le Sénat de chaque réduction.
  • Le Congrès peut voter pour désapprouver une réduction ; si les deux tiers de chaque chambre sont d'accord, le niveau de financement original est rétabli.
  • Le pouvoir ne s'applique qu'aux montants de dépenses. Il ne permet pas au Président de modifier le langage politique, d'ajouter de l'argent ou d'augmenter/diminuer les impôts.
  • Aucun changement ne se produit à moins que l'amendement ne soit approuvé par le Congrès et les États.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Grand public

    • Aucun changement immédiat. Cela n'entre en vigueur que si l'amendement est adopté par le Congrès et ratifié par les États.
    • Si adopté, les futurs Présidents pourraient réduire des postes de dépenses spécifiques. Cela pourrait diminuer les dépenses fédérales totales et les déficits, selon la fréquence d'utilisation.
  • États, villes, écoles et organismes à but non lucratif recevant des subventions fédérales

    • Le financement final pourrait être réduit au moment où un projet de loi est signé, même après son adoption par le Congrès.
    • Cela pourrait ajouter de l'incertitude lors de la planification des budgets ou des projets jusqu'à ce que les décisions du Président soient connues.
    • Rétablir les réductions nécessiterait un vote des deux tiers dans les deux chambres du Congrès, ce qui est un seuil élevé.
  • Agences fédérales et travailleurs

    • Les agences pourraient devoir ajuster rapidement leurs plans si certains crédits sont réduits lors de la signature.
  • Entrepreneurs et projets locaux

    • Certains projets financés dans de grands projets de loi de dépenses pourraient être réduits ou retardés si leurs crédits sont réduits.
  • Contribuables

    • Potentiel de croissance plus lente des dépenses et des déficits si les Présidents utilisent cet outil pour réduire des postes ciblés.

Dépenses#

Coût fédéral direct estimé pour la mise en œuvre : aucun ; l'impact budgétaire global dépendrait de la manière dont un Président utilise l'autorité.

  • Aucun nouveau programme ou financement n'est créé par l'amendement lui-même.
  • S'il est utilisé, les réductions pourraient diminuer les dépenses fédérales pour des postes spécifiques ; la taille des économies est incertaine.
  • Estimation fiscale officielle : Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Aide à limiter les dépenses inutiles et les affectations en permettant au Président de supprimer des éléments douteux sans opposer son veto à des projets de loi entiers.
  • Encourage la discipline budgétaire et pourrait réduire les déficits sans augmenter les impôts.
  • Améliore la responsabilité : le Président doit lister les réductions, et le Congrès peut voter publiquement pour les rétablir.
  • Rend le veto sur postes constitutionnel en l'inscrivant dans la Constitution, plutôt que de s'appuyer sur une loi que les tribunaux pourraient annuler.
  • Préserve toujours un contrôle : le Congrès peut annuler les réductions par un vote des deux tiers dans chaque chambre.

Point de vue des opposants#

  • Transfère trop de pouvoir budgétaire du Congrès au Président, affaiblissant le « pouvoir de la bourse » du Congrès.
  • Risque de ciblage politique des programmes ou des districts que le Président n'apprécie pas.
  • Pourrait perturber les accords bipartisans qui rendent possibles de grands projets de loi de dépenses, augmentant le conflit et l'incertitude.
  • Crée des risques de planification pour les États, les villes, les écoles, les organismes à but non lucratif et les entrepreneurs si les fonds sont réduits à la dernière minute.
  • Le seuil des deux tiers pour rétablir le financement est très élevé, rendant difficile l'inversion des réductions même pour des éléments largement soutenus.